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La légendaire férocité du
glouton n’est pas un mythe. Endurant, le glouton est un véritable prédateur
mais également un charognard. Il est devenu l’un des plus redoutables
carnivores du Grand Nord.
Avec ses petites oreilles arrondies et son pelage épais brun foncé, le glouton
rappelle l’ours. En fait, il s’agit d’un Mustélidé, cousin géant de la belette
et de l’hermine.
Sous des températures aussi
basses, l’hiver est long et les proies se font rares. Le glouton peut passer
plusieurs jours sans rien manger ; cependant, quand une carcasse de renne se
présente, il en tire le meilleur parti en se gavant autant que possible.
Pour ce travail, le glouton
est parfaitement équipé. Il possède des prémolaires très développées. Ses
mâchoires sont robustes et actionnées par de puissants muscles masticateurs.
Cette capacité de nettoyer les carcasses lui a valu le surnom de « hyène du
Nord ».
On lui attribue également une
grande férocité. S’il rencontre un prédateur tel un ours, il peut l’attaquer,
surtout pour défendre son butin. Cependant, malgré sa détermination, il ne peut
venir à bout d’un tel adversaire.
Quelle que soit la sous-espèce, glouton d’Europe (Gulo
gulo gulo) ou glouton d’Amérique du Nord (Gulo gulo
luscus), le glouton est considéré comme dangereux et donc persécuté par
l’Homme en permanence.
Le glouton figure sur la Liste rouge l' IUCN
en tant qu'espèce vulnérable. La population totale n'est pas connue. On sait
par contre que ses effectifs ont dramatiquement chuté. La diminution de la
variété génétique au sein des populations amènera à terme la disparition d’un
prédateur pourtant fascinant.
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